Flora coupin. Solitude, déambulation, métamorphose et peinture

Ce que j’apprécie avec Flora c’est sa gourmandise en termes de création. Elle ne veut pas se mettre de limite et s’est intéressée aux volumes notamment lors de son passage aux Beaux Arts. Elle m’emmène dans la cave des étudiants des Beaux Arts et c’est un peu comme se rendre dans la caverne d’Ali Baba… C’est une chose de voir des expositions d’installation, c’en est une autre voir ces mêmes œuvres « dormir » dans un sous-sol, emballées dans du papier bulle. Les créations de Flora prennent de la place et j’arrive à travers les emballages à discerner quelques traits aperçus sur son portfolio. Je voulais trop voir la femme enceinte « A Denial » et je la vois à l’envers. C’est grand, c’est si grand ! Tout est immense et la quantité d’œuvres est impressionnante. Le bois a vieilli mais je suis émue devant sa sérié « brain got hands ». 

Je suis ravie d’avoir pu échanger avec Flora Coupin autour de sa pratique que je connaissais mais ne soupçonnais pas d’être aussi riche. Sa sensibilité aux choses m’a touché et sa manière de représenter ces choses entre le monde des adultes et celui des enfants m’a touché. En arrivant dans l’âge adulte, il y a tout un remaniement identitaire qui s’exprime à l’approche de l’entrée la vie d’adulte. Avec la fin de l’école, il y a la peur de la suite mais je crois que Flora arrive avec son art à poser ses pensées et elle a une façon contagieuse de parler de son art. Merci Flora !